Parc naturel régional du Vexin français

Les terrasses alluviales

Héritage de la Seine

La Seine vue de Gommecourt

En même temps qu’elle creusait son lit dans la craie tendre des versants, la Seine y a déposé des alluvions charriées depuis l’amont, formant les basses et hautes terrasses alluviales des boucles de Guernes et de Moisson.

Sur les basses terrasses, au niveau du fleuve, s’étendent des boisements, des milieux steppiques ou des étangs. Sur les hauteurs dominant les boucles entre Saint-Martin-la-Garenne et Vétheuil, le bois du Chesnay est l’ultime relique d’une très ancienne terrasse alluviale, milieu exceptionnel dominé par une chênaie clairsemée où se mêlent des végétations calcicoles et acidophiles. Ces deux boucles de la Seine revêtent une importance primordiale en Ile-de-France pour les oiseaux nicheurs et de passage. C’est notamment le domaine de prédilection de l’Œdicnème criard, espèce rare dans nos régions, ou encore de nombreuses espèces d’oiseaux migrateurs comme le Busard Saint-Martin, la Bondrée apivore et de nombreux anatidés (canards). Largement exploitées par les carriers pour en extraire les matériaux nécessaires à la fourniture de granulats principalement pour la construction d’infrastructures routières, les boucles de la Seine ont subi de multiples réaménagements au fil du temps. Aujourd’hui, les objectifs sont de préserver cet espace et de maintenir une mosaïque de milieux entre espaces boisés composés d’essences locales, espaces herbacés et étangs.