Parc naturel régional du Vexin français

Espèces emblématiques

La faune « emblématique » du Vexin français

Pour mesurer l’état de la biodiversité et évaluer les actions à mener pour la préserver, le Parc réalise des inventaires de la faune de son territoire. Quelques groupes d’espèces font l’objet d’un suivi particulier. Il s’agit d’espèces menacées et d’espèces rares et caractéristiques des milieux dans lesquels elles vivent.

 

 

Les chauves-souris

Insectivores, les chauves-souris des régions tempérées passent l’hiver en état d’hibernation, meilleur moyen de survivre en une période où elles ne trouvent pas à manger. Si quelques espèces hibernent dans les arbres creux comme les Noctules ou dans les bâtiments comme les Pipistrelles, les chauves-souris se réfugient pour la plupart dans des cavités souterraines où la température descend moins bas. Les grottes naturelles étant rares dans les régions de plaines, les chauves-souris recherchent les carrières souterraines désaffectées. Le Vexin français qui possède beaucoup de ces carrières liées à l’exploitation ancestrale des calcaires lutétiens est donc une région particulièrement favorable aux chauves-souris. Les chauves-souris se nourrissent la nuit et se repèrent grâce à des systèmes d’écholocation par ultrasons sophistiqués qui ressemblent à nos sonars. La pipistrelle est la plus commune des chauves-souris mais d’autres espèces ont été recensées : parmi elles, le Grand Rhinolophe, Murin à oreilles échancrées, le Murin de Daubenton, le Murin de Natterer ou le grand Murin.

 

Pour protéger les chauves-souris, il faut intervenir sur tous les habitats nécessaires au cycle biologique de ces espèces : protéger les sites d’hibernation, mais aussi les sites de reproduction et les milieux où elles chassent. Le Parc a ainsi réalisé un inventaire de tous les sites d’hibernation des chauves-souris et des opérations spécifiques ont été menées sur les sites les plus sensibles pour les préserver du dérangement par exemple par fermeture de cavités.

La chouette Chevêche

Habitante des vergers traditionnels, la chouette Chevêche est une espèce en déclin, victime de l’évolution des pratiques culturales. Ce rapace nocturne est la plus petite chouette de notre région. Elle mesure une vingtaine de centimètres pour un poids de140 à 200g. Mâles et femelles présentent un plumage identique, gris brun moucheté de blanc. Elle niche dans des vieux arbres fruiters, des saules têtards ou des bâtisses en pierre offrant des cavités. Elle se nourrit d’insectes, de vers de terre ou de rongeurs qu’elle déniche dans des terrains ouverts à végétation rase. Les vergers constituent souvent un habitat privilégié car associant "logement" et "nourriture"! Le Parc mène des actions de réservation de ces milieux de vie à travers le soutien à l’opération "Des pommes et des chevêches" en partenariat avec le Corif et le CPN de la vallée du Sausseron.

 

L’Oedicnème criard

L’Oedicnème criard est un oiseau essentiellement terrestre, surtout actif au crépuscule ou à la nuit. Reconnaissable à son œil jaune et à ses longues pattes, il est difficile à voir en raison de son mimétisme avec le milieu qu’il fréquente. Depuis 20 ans, cet oiseau a fortement régressé. Dans le Vexin français, il a trouvé des habitats de substitution aux cultures sur sols caillouteux qu’il fréquentait autrefois : les anciennes carrières des boucles de Seine. Toutefois, la pérennité de ces populations d’oedicnèmes est liée à une gestion adaptée de son habitat et notamment au maintien de milieux herbacés caillouteux.

 

La Cigale de montagne

Pour l’observer, il faudra vous armer de beaucoup de patience et d’abord la repérer à son chant -les spécialistes préfèrent parler de cymbalisation. Les mâles sont les seuls à cymbaliser, afin d’attirer les femelles. L’appareil générateur de sons est constitué par une paire de timbales situées sur le dos du premier segment abdominal, la plupart du volume de l’abdomen est vide et sert de caisse de résonance. L’abdomen de la femelle est organisé en récepteur des sons du mâle. L’adulte vit quelques semaines, ce qui contraste avec la longue vie larvaire souterraine et discrète (deux ans au moins). Dans le Vexin, la Cigale de montagne est l’hôte régulier des coteaux de Seine entre Gommecourt et Vétheuil mais se rencontre aussi sur d’autres sites : tendez l’oreille en mai et juin ! La Cigale de montagne ou Cicadetta montana est protégée en Ile-de-France.

Le saviez-vous ?

Vous avez dit "Chiroptères" ?

Les chauves-souris sont appelées par les scientifiques "chiroptères". Ce terme signifie littéralement "mains en formes d’ailes".

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